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Notre charte

L’esprit de Libres Terres des Femmes

 

Cette charte a pour but d’énoncer clairement les idées fondatrices de notre travail et de notre engagement. Toute personne souhaitant participer à notre action doit en prendre connaissance et y adhérer sans retenue.

Féminisme
Libres Terres des Femmes est une association féministe. Nous en revendiquons l’esprit, le dynamisme et le caractère politique. Nous nous inscrivons dans la continuité des combats féministes. Nous luttons pour que la domination masculine, dont l’un des vecteurs est la violence, cesse d’être la réalité pour des millions de femmes dans le monde. Nous travaillons dans un esprit solidaire à l’accès aux droits des femmes et à ce que l’égalité entre hommes et femmes se concrétise.

 

Non mixité
Les instances dirigeantes de l’association Libres Terres des Femmes (Bureau et Conseil d’Administration) sont non mixtes et constituées uniquement par des femmes pour, d'une part, pallier à la sous-représentation, y compris dans le domaine associatif, des femmes dans les lieux de décision. D’autre part, s’agissant  d’aider des femmes victimes de l’autorité abusive exercée par des hommes et tolérée par  la société, il est essentiel pour LTF que des femmes décident pour des femmes. L'association doit être un lieu de parole où les femmes font l'expérience de l'expression libre et sans contraintes pour mettre en commun leurs expériences et prendre la place qu'elles souhaitent dans la société civile mixte. Les hommes qui souhaitent adhérer à notre association en qualité de membre actif ou membre de soutien sont les bienvenus sous réserve d’adhérer à ce principe.

 

Parole publique
Libres Terres des Femmes considère que les luttes des femmes sont politiques. Notre société légitime au quotidien les violences faites aux femmes. Le sexisme ordinaire, le droit et les procédures pénales en sont le reflet. La lutte contre les violences n’a de sens que si la parole des femmes est portée sur la sphère publique et relayée auprès des pouvoirs publics afin que la société dans son ensemble évolue.Nous sommes force de revendications, de dénonciations et de propositions auprès des instances sociales et politiques, tant au niveau national qu’international.
Libres Terres des Femmes utilisera tous les moyens légaux pour que la parole des femmes soit entendue et soit prise en compte.

 

Les moyens de Libres Terre des Femmes

 

Action collective

Pour cela l'action collective est un outil indispensable. Libres Terres des Femmes s’inscrit dans le réseau existant des acteurs de la lutte contre les violences faites aux femmes et s’associe à leurs revendications. Nous veillerons à un contact permanent avec les autres associations sur ce thème en France et dans le monde, et à favoriser les échanges de connaissances et de pratiques.

Action centrée sur la personne
Libres Terres des Femmes est un espace au service des femmes victimes de violences physiques ou psychologiques. Il s’agit pour nous de reconnaître, d’écouter, de légitimer et de comprendre leur parole. Chaque femme possède en elle-même les ressources pour être actrice de son histoire et de sa vie : notre action s’attachera à en créer les conditions nécessaires. Nous nous engageons donc à ne jamais imposer un schéma et à demeurer sans a priori sur les solutions à proposer et les choix effectués. Chaque situation étant unique, nous respecterons la parole, le désir, le cheminement de chacune. Les enfants de mères victimes de violences seront accueillis et pris en charge au même titre que leurs mères.

Fonctionnement participatif
Il est essentiel pour Libres Terres des Femmes que son fonctionnement soit participatif. Libres Terres des Femmes associe les bénéficiaires aux orientations et veille à faciliter cette participation.

Sortir de la victimisation
Nous travaillons à sortir les femmes de la situation « victime un jour, victime toujours » qui les maintient dans une dépendance obérant leurs possibilités d’autonomie. Nous luttons pour que les violences faites aux femmes soient reconnues comme un problème de société et de santé publique. Une fois le statut de victime entendu, reconnu et légitimé par la société, un travail de reconstruction est nécessaire. Pour mener à bien cette reconstruction de soi, nous mettons en place tous les moyens nécessaires, dont l’expérience de la « bientraitance ».